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5 conseils pour remplir un bulletin

Remplir un bulletin ? Pas si simple. Voici les conseils de Peggy pour y écrire plus clair !

Voilà, nous y sommes, l’heure du premier bilan a sonné. Nous entrons dans la fastidieuse période du remplissage des bulletins. On pense toujours qu’on n’y survivra pasmais en fait si... Nous allons balayer quelques conseils pour réaliser au mieux cette mission qui revêt une importance concrète et symbolique toute particulière.


1. Ne pas passer ses nerfs à l’écrit !

Il est certain que vous avez en tête plusieurs petites choses qui vous ont passablement énervées ce trimestre : Clara n’a jamais rendu le moindre DM, Aliou a mis en place des trésors d’ingéniosité pour pourrir votre cours et Sandra ne sait vous parler que sur le mode de l’agressivité ! Alors oui, votre clavier vous démange, vous avez envie d’en découdre mais il va falloir prendre sur vous, rester dans la posture professionnelle de l’adulte qui, lui, sait gérer ses sentiments. Cela ne veut pas dire que vous n’évoquerez pas certains faits mais vous allez être attentifs à la manière de les formuler, vous n’allez pas chercher à être cinglants, à centrer votre remarque sur votre ressenti, mais plutôt à montrer à l’élève ce qui, dans son fonctionnement, dessert sa scolarité. En bref vous n’écrirez pas « Il serait temps de se mettre au travail et de cesser de se moquer du professeur » mais « Votre attitude passive face aux tâches scolaires et votre défiance vis-à-vis de l’enseignant ne vous permettent pas de progresser ». C’est un léger glissement de point de vue mais il a son importance.


2. Réfléchir au(x) destinataire(x) / Faire un choix énonciatif

Un bulletin a potentiellement plusieurs lecteurs : l’élève, ses parents, l’équipe pédagogique et éducative (y compris les CPE, les assistants sociaux ou psychologues
scolaires) et lorsque les élèves sont plus âgés, certaines écoles post-bac.
Ainsi, avant de commencer à rédiger vos appréciations faites des choix énonciatifs. Allez-vous vous adresser directement à l’élève en le tutoyant ? En le vouvoyant pour donner une forme de distance ? Allez-vous parler de l’élève mais sans vous adresser directement à lui ? Très souvent, ces choix se font en fonction de sa propre sensibilité et de l’âge des élèves. Personnellement, je ne m’adresse pas directement aux élèves, j’emploie la troisième personne du singulier mais je fais toujours attention de faire apparaître le prénom de l’élève dans l’appréciation afin qu’il se sente bien concerné par ce qui est dit. A vous de trouver le mode d’écriture qui vous conviendra et qui sera en
adéquation avec les tranches d’âge de vos classes.


3. Ni trop, ni trop peu.

Vous avez certainement beaucoup de choses à dire mais une appréciation doit pouvoir être relativement synthétique. Sans s’en tenir à deux mots, vous conviendrez que
les désuets « Assez bien / Très bien / Bien » laissent tout le monde sur sa faim, on essayera tout de même de ne pas écrire quinze lignes qui, au final, ne permettraient pas toujours à l’élève (et parfois aux parents) de comprendre le message de l’enseignant. Ceci étant dit, les logiciels pour rentrer les notes et appréciations ont l’art de nous couper dans nos
envolées lyriques en nous limitant à un certain nombre de caractères...


4. Une appréciation en trois temps personnalisée

Je vous conseille de diviser votre appréciation en trois temps. Le premier temps sera une phase de bilan pédagogique sur le trimestre, vous y évoquerez les résultats, les
compétences, la façon de travailler et l’attitude face au travail de l’élève. Cela vous demandera donc de réfléchir aussi à sa façon d’être et d’entrer en relation avec les
apprentissages Dans le deuxième temps, vous pourrez donner des conseils à l’élève pour avancer, progresser et enfin vous pourrez aider l’élève à se projeter sur les trimestres prochains en lui indiquant ce qui est attendu de lui.
Dans tous les cas, pensez à essayer de mobiliser vos élèves en s’appuyant sur certains points forts, même s’ils ne sont pas nombreux ou si, pour l’instant, vous ne pouvez que les deviner. Être trop cassant, trop négatif, c’est souvent prendre le risque d’abîmer une confiance balbutiante et fragile.

5. Au secours, j’ai 17 classes (voire plus) !


A la lecture de cet article vous riez jaune parce qu' avec vos vingt classes, vous ne voyez pas bien comment faire (si ce n'est en cessant de dormir pendant 5 jours...). Et vous
avez raison ! Évidemment, pour les enseignants qui doivent gérer un nombre conséquent de classes, il va falloir s'adapter, composer entre votre envie de bien faire et le temps qui
file. Pour cela n'hésitez pas, à vous munir du trombinoscope de l'établissement car oui, parfois, le 1 décembre, on peut encore confondre Ines de 5°A et Ines de 5°B et dans ce cas,
une photographie, ça peut aider. Pensez aussi à utiliser les fonctions copier / coller ou les banques d'appréciations des logiciels de notation. Cela vous fera gagner du temps dans la
conception de l'appréciation même s'il vous restera encore à personnaliser.

« EN BREF »

– Restez professionnel et ne laissez pas transparaître votre ressenti.
– Réfléchissez à la manière dont vous adresser à ceux qui pourront lire l'appréciation.
– Ne produisez pas des appréciations trop longues.
– Pensez aux appréciations en trois temps : bilan / conseils / projection dans les mois
prochains.
– Trouvez des systèmes pour vous économiser un peu lorsque vous avez beaucoup de
classes.

 

Peggy

Maternelle Elémentaire Collège Lycée

a vous de vous exprimer !

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