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6 conseils pour ne pas oublier les bons élèves et les faire progresser

Les bon·n·e·s élèves, on n'y pense pas toujours, sauf peut être celles et ceux qui ont des bonnes notes mais des comportements déplacés. Quoiqu'il en soit, ces élèves là ont un potentiel qu'il faut aussi penser à développer sous peine de provoquer de longues séances de baillements intempestifs et de les perdre alors qu'ils·elles peuvent être de réels moteurs pour la classe et pour eux·elles mêmes!

 

1. Comprendre à qui on a à faire, un essentiel

Il n’existe pas un seul type de bon élève. Il y a l’élève scolaire qui fait bien tout ce qu’on lui demande de réaliser. On a aussi des élèves qui peuvent très bien faire mais qui n’ont aucune confiance en eux ou encore ceux avec un fort potentiel mais pas toujours scolaires. Une première priorité est donc d’individualiser ses conseils. Le plus important est de souligner que le bon élève n’est pas seulement celui qui a une bonne moyenne. Le niveau d’un individu ne se résume pas à une note.


2. Les emmener plus loin

Leur donner des documents à lire dans le manuel en plus pour approfondir des points du cours est souvent intéressant. Mais ne jamais présenter cela comme une contrainte car ce n’est pas une punition d’être un bon élève. Expliquer la démarche : un document permet de préciser ses connaissances, ce qui est important sur la longue durée et peux les amener à comprendre un sujet plus profondément et plus solidement. En histoire, j’apprends aux très bons élèves à découvrir ce qu’on attend d’eux après le lycée. La précision sur les détails est une compétence essentielle des études supérieures par exemple.


3. Diversifier les méthodes

J’utilise donc différentes méthodes en fonction des élèves et de leur goût. Pour ceux qui aiment les vidéos sur internet, je leur demande de garder une vidéo par semaine sur le programme de l’année suivante et de me la résumer avec trois idées principales. En histoire-géographie, j’utilise les vidéos de l’émission d’Arte, Le Dessous des cartes ou les chaines Youtube des professeurs d’histoire géographie (Atelierhistoire).

Pour d’autres, je leur recommande des films à voir pour enrichir leur culture générale, ici encore, en s’inscrivant sur une démarche de longue durée, on travaille sur le programme de l’année en cours ou sur celui de l’année suivante. Je conseille souvent aux élèves de seconde de regarder des films sur la Seconde Guerre mondiale, à ceux de première des films sur la mondialisation et à ceux de terminale des films sur l’art,la musique ou l’actualité internationale.


On peut également conseiller la lecture de sources, de livres en rapport avec le programme étudié en classe ou des années suivantes. Pour les très bons élèves de seconde, je leur conseille la lecture de romans comme celui d’Henri Barbusse (le feu) ou les lettres de poilus qui permettent de mieux saisir l’expérience combattante entre 1914 et 1918.


4. Ne pas oublier les points d'amélioration

J’identifie également les points faibles des bons élèves qui en ont tous. Puis, je définis des exercices qui peuvent leur permettre de sortir de leur zone de confort. Les exposés sont souvent un très bon exercice qui permet de développer son aisance à l’oral et de lutter contre sa timidité.

5. Voir large

Aider un bon élève n’est pas seulement lui donner un coup de main dans le champ disciplinaire, c’est discuter avec lui pour mieux l’aider à comprendre qui il est et ce qu’il a envie de faire. Pour cela, j’inscris toujours un travail à faire dans un contexte plus large que celui de l’école. Aller voir une exposition est bien plus que simplement découvrir des oeuvres d’un artiste, c’est regarder les techniques pour présenter une oeuvre d’art ou encore découvrir en quoi l’art et le tourisme sont désormais un enjeu important dans l’économie contemporaine.

6. Oser l'émancipation !
Je pense que le plus important pour aider un bon élève est de lui apprendre à se penser à long terme et ne pas être prisonnier de la structure de l’éducation en France qui cloisonne un peu trop chaque individu. Pour cela, je mets en relation des élèves de différent âge pour qu’ils échangent sur leur expérience et ainsi mieux comprendre pourquoi les études ne sont qu’une étape pour se réaliser dans la vie.

 

Thomas