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Comment utiliser les évaluations nationales dans ma pratique ?

Puisque les évaluations nationales, c’est quelque chose qui vous demande beaucoup d’énergie et de temps au moment où... ce n’est pas le moment, autant les exploiter au maximum pour faire évoluer votre pratique, seul ou en équipe.

 

Ok, ça tombe toujours au mauvais moment… pile quand on venait de se remettre (ou pas !) de la construction des programmations, de la  réunion de rentrée, qui a eu lieu en même temps que celle du collège (avec donc un tiers d'absents ! ) et voilà qu’il faut faire passer les évaluations dans un temps très court ! Puisqu'on y est, autant faire en sorte que ces efforts servent vraiment notre année et notre façon de travailler. Voici 4 bonnes idées à piquer pour faire passer les évaluations nationales du statut d'obligation à celui d'épanouissement professionnel !

 

Idée n°1 : Avez-vous pensé à jouer collectif ?

C'est l'occasion de sortir de l’approche 1 enseignant·e - 1 niveau. Quand on partage en équipe cette surcharge de travail (corriger, reporter les résultats), ça créé de la solidarité et de la cohésion au sein du groupe de profs. Pourquoi ne pas faire ça dans une ambiance conviviale et partager un apéro ensemble par la même occasion !

 

Idée n°2 : Quels meilleurs référentiels pour vos propres évaluations que les évaluations officielles de l’Education nationale ?

Au quotidien, c’est difficile de savoir comment doser ses évaluations en quantité et de précisément calibrer dans quels cas la compétence est atteinte ou non. Par exemple, avec trois erreurs à la dictée, c'est atteint ou pas ?! Dans les items des évaluations nationales sont clairement indiqués les éléments de validation, les types de compétences en jeu concrètement et les types d'erreurs avec des pistes de remédiation. On peut s’en inspirer pour ses propres évaluations tout au long de l'année.

D’ailleurs, je ne sais pas pour vous, mais j’ai tendance à faire plus dur dans mes évaluations, ou plus long. Au moins, quand je démarre l’année avec des évaluations officielles, je me remets en tête ce qu’il est normal d’exiger des élèves ou non et dans quel temps.

 

Idée n°3 : Regardez-vous dans les yeux... j'ai dit dans les yeux !

Vos regards croisés sur les difficultés d'une classe d'âge vous aideront à vous remettre en tête qu'on fait travailler les temps simples en conjugaison du CP à la 3ème ! Vous pourrez corriger les exercices de vos ancien·ne·s ou futurs élèves et quand vous ferez vos réunions de décisions de passage, vous pourrez apporter des éléments et du recul au·x prof·s directement responsable·s de cet·te élève. Et plutôt que d'être seul·e ou entouré·e de profs qui n'ont pas eu les copies de vos élèves en main et pour qui vous avez du mal à trancher, vos regards croisés vous permettront une décision collégiale... pour de vrai wink

 

Idée n°4 : Une bonne matière pour travailler en équipe

A partir des résultats compilés dans des tableaux, on peut voir et communiquer où en est chaque enfant avec des référents clairs et utilisables par tous : l’enfant d’abord, mais aussi les parents, le réseau d’aide aux enfants en difficultés (RASED) et les participants aux équipes éducatives (psychologue, ergothérapeuthe, psychomotricien·ne...) . Donc, on a bien avancé sur la rédaction des fiches de suivi des élèves qu'on nous demandera par la suite (PPRE et compagnie).

Mais ce qui est vraiment pratique c’est que comme on a corrigé les évaluations ensemble et qu’on a discuté pour se mettre d’accord sur l’application des consignes de correction quand il y avait des doutes, on a commencé des discussions pédagogiques qui n’ont que rarement lieu sinon faute de temps. Et on peut les poursuivre ensemble en mettant en action des propositions pour régler les problèmes communs à tous les élèves, par cycle ou dans la liaison inter-cycle.

Au passage, oui, vous avez commencé à choper l'idée d'exploiter au maximum l'énergie dépensée : on a déjà pré-rédigé le projet d’école ou d’établissement, tout naturellement, en partant des besoins des élèves et ça n’est pas artificiel, c’est une continuité. Peuvent émerger rapidement des projets très concrets pour remédier aux problèmes précis constatés. Par exemple : la résolution de problème est un item massivement échoué par nos élèves… Et si on organisait un évènement autour de ça ? Par exemple, la semaine de la logique. A chaque collègue et cycle de s’inscrire dans cette dynamique pour essayer, créer et faire vivre aux autres classes, aux parents un moment ludique et pédagogique.

 

Au final, c'est souvent la fatigue, le trop d'urgences et l'envie de repos qui parlent quand on nous "propose" de faire des évaluations obligatoires. Mais quand on arrive à rebondir dessus, on découvre une pertinence et une efficacité accrues de notre travail, qu'on n'aurait pas soupçonnées sans ce coup de pouce institutionnel !

Et le plus plus plus dans cette approche coopérative et de co-construction, c'est de découvrir que les autres profs ont les mêmes difficultés que nous et de les résoudre ensemble. Deux têtes valent mieux qu'une, trois têtes que deux, et ainsi de suite wink !

 

Bravo pour le boulot abattu et pensez à vous en féliciter, vous l'avez bien mérité !

 

Sara

PE et fondatrice de la Mudita Academy©

 

 

 

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