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La métacognition, concrètement, j'en fais quoi en classe ?

La métacognition est plus qu'un mot joli pour faire expert de l'éducation à un diner de famille. C'est un vrai atout pour aider les élèves à apprendre !


 

La méta-quoi ?


La métacognition, c’est le processus par lequel nous prenons conscience de notre façon de penser, de nos savoirs. On en retrouve l’esprit dans l’expression « apprendre à apprendre ».
 

Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ? Favoriser la métacognition en classe, cela signifie "ménager des temps pour que les élèves réfléchissent à ce qu’ils ont appris, à leurs progrès, leurs difficultés et la façon de les lever.

 

"C’est un des meilleurs outils pour faire progresser les élèves (Hattie, 2015) et les rendre autonomes."


Les ceintures de compétences, avec lesquelles certains sont peut-être déjà familiers, est un outil métacognitif, qui permet à l’élève de se situer et d’anticiper les étapes à suivre dans son apprentissage.


Le portfolio, est un autre excellent outil métacognitif : il permet de reprendre et de comparer les différents travaux d’un élève sollicitant les mêmes compétences pour y mesurer les progrès. L’analyse du portfolio peut donner lieu à quelques questions du type : comment peux-tu décrire ton évolution ? Quelles sont les stratégies que tu as mises en place pour progresser ? Qu’est-ce que tu peux améliorer ? Qu’est-ce que tu peux transférer dans un autre exercice ?

 

Quelques pistes pour favoriser la métacognition en classe 


1. Avant l’apprentissage, on peut demander à l’élève de :


- évaluer le degré de certitude des connaissances qu'il croit avoir
- anticiper les difficultés qu'il pourrait rencontrer
- évaluer son attitude vis-à-vis cette nouvelle matière
- identifier et évaluer les habiletés qu'il a pour ce nouvel apprentissage
- se donner un objectif personnel d'apprentissage en le choisissant lui-même et en le justifiant
- faire un tableau à trois colonnes : ce que je sais déjà sur ce thème, les questions que je me pose, ce que j’ai appris (pour la fin de séquence)

 

2. Pendant l'apprentissage, on peut demander à l’élève de :


- comparer ses réponses ou ses textes avec ceux d'autres personnes
- rédiger des problèmes ou des questions à partir de réponses
- comparer des énoncés de problèmes ou des questions
- expliquer la réponse d'une autre personne
- résumer en une phrase ou deux ce qu'il vient d'apprendre
- anticiper la note qu'il aurait s'il devait passer un examen sur cette matière
- écrire le mot qui lui semble le plus important jusqu'à présent
- échanger sur la solution d'un problème avec ses camarades
- expliquer, justifier une démarche, une réponse

- donner des exemples
- analyser ses difficultés, et élaborer des stratégies pour les lever;
- mesurer ses progrès grâce à une échelle descriptive (Marzano, 2007).

 

3. Après l'apprentissage, on peut demander à l’élève de :


- s'autoévaluer (ce qu'il a appris; ce qu'il a trouvé difficile; ce qu'il pense devoir réviser davantage; ce qu'il a bien compris; ce qu'il a trouvé utile et nécessaire; ce qu'il a ressenti...)
- faire le bilan de ses apprentissages par des questions proposées par l'enseignant ou les élèves
- faire le bilan de sa démarche par des questions proposées par l'enseignant
- comparer les connaissances antérieures avec les nouvelles connaissances acquises : "Avant je croyais… Maintenant je sais que…."
- remplir un journal de réflexion qui pourrait être complété après différents apprentissages.

 

Et miantenant, place à votre créativité pour aider les élèves à apprendre à apprendre ! 

 

Juliette, prof de lettres au collège

Transversaux Pratique Maternelle TPS PS MS GS Elémentaire CP CE1 CE2 CM1 CM2 ASH Collège 6e 5e 4e 3e Lycée 2nde 1ère Terminale Bac Pro Autres CAP POST BAC Professeur-e documentaliste SEGPA Texte Conseils de profs EtreProf

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