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8 peurs de prof dont on pourrait se passer. Terrifiant.

Quand on dit "je suis prof" à des gens pas profs, plein d'images leur viennent en tête, évidemment. Nous ne les listerons pas ici. Et quand on dit "tu es prof" à "un prof", on ne s'imagine pas que derrière, il y a des petites choses qu'il redoute et qu'on décortique ici !

 

1.Se faire déborder en classe
C’est une peur légitime car une trentaine élèves peut se transformer parfois en petits fauves difficilement contrôlables. Il existe souvent des périodes dans l’année propices à ce genre de mutation génétique. Cela peut arriver à tout le monde et même au professeur expérimenté avec de l’autorité. La problématique est celle de l’autorité. Voici quelques conseils pour faire face à ce genre d’adversité.
    •    - Analyser les horaires dans la semaine avec une même classe qui pose éventuellement problème.
    •    - Identifier la nature du problème, quels sont les élèves qui posent un problème? Si oui, se renseigner très vite sur le contexte individuel de l’élève pour mettre au point une stratégie adaptée à chaque personne.
    •    - Mettre au point un plan de classe machiavélique en insistant sur l’absence de bavardages entre les voisins proches.
    •    - Si c’est une situation difficile, en discuter avec le professeur principal, les autres collègues, la vie scolaire (CPE et assistants), la direction, les parents.
    •    - Préparer des arguments redoutables comme « j’ai le numéro de tel perso de tes parents, je les appelle ce soir  ! »
    •    - Ne jamais garder pour soi un souci et ne pas s’isoler car cela n’améliorera pas la situation.


2. Ne pas finir son programme
Il faut être un pro du planning et surtout l’adapter aux différentes périodes de l’année. Les semaines avant les vacances scolaires sont souvent plus délicates à gérer que celles en plein milieu des trimestres. On peut aussi adapter son rythme en fonction de chaque niveau de classe.
Je conseille de faire un planning de ses cours en mélangeant plusieurs critères : l’époque de l’année, l’importance du thème étudié, l’horaire officiel défini par le Bulletin Officiel. Quoi qu’il arrive vous serez confronté à la loi de Murphy (qui dit qu’il est toujours difficile de respecter le programme qu’on a préalablement défini.)


3. Un parent peu coopératif
C’est très rare et cela peut arriver à tout le monde. On doit très vite identifier le problème et soignez la communication avec chaque parent. Je conseille de donner votre mail à la réunion parents professeurs du début de l’année, Cela insiste sur la confiance que vous donnez aux parents. Cela aide à communiquer avec ces derniers avant de fixer un rendez-vous si le problème est important. Si un parent est peu coopératif, vous pouvez demander à votre direction de recevoir le parent en question pour trouver des solutions constructives.


4. Oublier son cours
Ici, je pense au sens du support de ce dernier. Ici encore cela arrive à tout le monde. Cela peut même vous arriver d’oublier une heure de cours en particulier dans les établissements où il faut jongler entre les semaines paires et impaires. On fait ainsi attention aux demi groupes qui peuvent varier. Pour le support de cours, je conseille de stocker son cours informatisé sur un cloud comme Google Drive ou I Cloud, vous aurez alors accès à votre bien le plus précieux sur n’importe quel autre ordinateur relié à Internet. Si vous avez besoin d'aide technique... faites le savoir !


5. Être trop compliqué pendant son cours
L’accessibilité de son propos doit être aussi une priorité absolue. Il dépend de plusieurs facteurs. On a tous fait dans notre carrière le cours trop compliqué, mal expliqué, c’est normal ! J’ai ainsi un souvenir homérique d’un cours de sixième où j’ai sorti une citation de Thucydide à propos de la démocratie athénienne au V° siècle avant JC. Pas grave, j’ai survécu mais je n’ai pas recommencé. Une élève m’a dit « Vous faites quoi ? » J’ai compris ce jour là (j’étais stagiaire) qu’il fallait écouter le terrain quand on prépare un cours.

6. La peur de l’inspecteur
Le système est conçu pour être inspecté quelques fois durant sa carrière. Il vient d’évoluer dans sa carrière. A quoi cela sert ? On risque quoi ? Que doit-on faire ? Je conseille ici de n'en pas sombrer dans l’irrationnel, à ne pas surévaluer l’importance de ce dernier. Pour réussir ce genre de rendez-vous, je conseille de faire attention à son planning annuel, à la lecture des consignes du Bulletin Officiel de l’Education nationale, à la tenue du cahier de l’élève qui montre la trace écrite. Je recommande aussi de ne pas tricher le jour J en interrogeant que les bons élèves et de ne pas préparer son cours et son rendez-vous la veille au soir jusqu’à minuit.


7. La peur de la hiérarchie
L’équipe de direction n’est pas la pour punir l’enseignant mais pour l’aider dans son travail quotidien et le soutenir en cas de difficulté. Si cela se passe mal, le dialogue constructif améliore toujours la situation. Ici, je conseille de travailler en équipe avec votre hiérarchie et d’appliquer l’adage « la réussite individuelle est collective.


8. La peur de la lassitude
Le problème de faire toujours la même chose sur le long terme peut être une réalité. Sortir de sa zone de confort est à mon sens essentiel. Il ne faut pas s’enfermer dans la routine qui parfois parait confortable mais qui est négative sur le long terme. Une bonne pédagogie passe par notre capacité à s’adapter à l’évolution du public. Cela peut être très rapide, je pense par exemple à l’utilisation d’Internet chez les adolescents.

Pour conclure, on se détend, avoir peur de certaines choses, c'est normal ! Et on se rappelle que seules 8% de nos peurs sont fondées... Ca laisse de la marge !

Thomas

 

 

Maternelle Elémentaire Collège Lycée

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