Je craque ! J’ai besoin d’air et pourtant je croule sous ce qu’on appelle les obligations !
Comment concilier vie personnelle et vie professionnelle sans culpabiliser ? Comment gérer son planning et avoir une fenêtre d’air pour soi ?
Conseil 1 - Clarifier ses priorités
J’ai trop de trucs à faire …. J’ai les copies de 3 classes à corriger…
… Je n’ai pas finalisé la préparation d’un cours qui me demande un travail minutieux de découpe de fiches plastifiées, j’ai un RDV médical en milieu d’après-midi qui va me prendre un temps fou…
… et il faut absolument que j’aille faire des courses, le frigo est vide.
Je n’ai pas l’esprit serein lorsque je sais que je n’ai pas accompli mes différentes tâches tant d’un point de vue personnel que professionnel.
Pour autant, inutile de me mettre la pression si certains éléments ne sont pas urgents. Il sera toujours temps de les réaliser ultérieurement.
De plus, si je ne maîtrise pas, il n’y a pas de mal à demander de l’aide. Il est fort probable que la personne qui me viendra en aide sera ravie de le faire.
Mes conseils
- Fais un to do list avec les dates butoir.
- Élabore un rétro-planning avec le temps estimé pour accomplir l’activité.
- Supprime de ta liste ce qui n’a aucun caractère obligatoire dans tes missions.
- Ne te surcharge pas de travaux qui ne sont pas de ton ressort, pour lesquels tu peux t’en dispenser et surtout pour lesquels tu ne prendrais pas de plaisir. Ose dire NON.

La matrice d’Eisenhower, un outil organisationnel à découvrir en détail ici !
je me lance !
- Je régule mes émotions. Me mettre la pression est contre-productif. Cela me parasite le cerveau. Cela me réveille même la nuit, je reconnais que c’est stupide ….. En plus, je m’aperçois que je n’arrive pas à me concentrer efficacement parce que je pense à tout ce que je dois faire au lieu de me centrer sur une tâche.
- Je liste ce que j’ai à accomplir, cela me permet d’y voir plus clair et de hiérarchiser les urgences du “peut attendre” et de me questionner : est-il nécessaire de vouloir le faire aussi bien ? Le frigo peut se remplir avec une commande au drive ou je peux juste aller dans un commerce de proximité pour assurer les repas des 2-3 prochains jours.
- Je peux solliciter de l’aide : mon mari peut peut-être m’aider à découper mes vignettes ?
- Je barre ce qui finalement n’a pas nécessité d’être réalisé : les plantes, la semaine prochaine ou la semaine suivante seront toujours les bienvenues.
- Je vais au sport parce que cela fait partie de mon équilibre et je ne culpabilise pas si les vitres seront nettoyées dans quelques jours.
Conseil 2 - Délimiter les temps
Nous utilisons des expressions qui laissent penser que nous ne travaillons que 18 ou 25 heures par semaine. En effet, nous sommes nombreux à dire "mercredi matin, je ne travaille pas".
Mais en réalité, durant cette demi-journée, nous allons corriger nos copies, préparer des cours, et le risque est de déborder sur le début de l’après-midi, voire la soirée, au risque de culpabiliser de ne pas avoir été disponible pour la famille.
De plus, ce “temps libre” n’aura pas permis de prendre un peu de temps pour nous et finir la journée en se demandant : et moi ? et moi ? et moi ?…

Libre à vous de remplacer le sport par un ciné, une balade en forêt ou une expo !
je me lance !
- Je crée mon emploi du temps avec temps de travail et temps perso.
- Je crée un rituel de (dé)connexion : petit thé au calme avant de commencer à travailler ou lorsque je termine avant de passer à autre chose. Je bloque un temps perso dans la semaine, ou le mois.
- Je coche les actions réalisées de ma to do list pour prendre conscience de ce que j'ai réalisé. Écrire, c’est un bon moyen pour être en tête-à-tête avec soi-même.
Conseil 3 - Maximiser sur les moments de qualité
Comme vous, j’ai culpabilisé à l’idée d’aller courir, d’aller faire du shopping ou de regarder le dernier épisode de ma série préférée alors que je n’avais pas fini de corriger mes copies ou que j’avais laissé les enfants chez la nourrice… Toutefois, ces temps "off" me permettaient d’être mieux dans mon corps et dans ma tête, d’être plus efficace pour les temps “on”.
En prenant du temps pour vous, vous aurez régulé vos émotions et vous pourrez ainsi partager de vrais bons moments de qualité avec vos proches ou être beaucoup plus créatifs et concentrés dans vos activités professionnelles. Il est mieux de passer 1 heure de qualité avec ses proches que 3 heures en étant stressé de ne pas avoir accompli nos obligations qui nous empoisonnent l’esprit, non ?
Mes conseils
- Pour déculpabiliser, partagez vos besoins à vos proches afin qu’ils puissent être dans la compréhension et l’acceptation de vos demandes.
- Ces moments peuvent être de courte durée. Il est possible de lier l’utile à l’agréable comme aller chercher les enfants à l’école à pied, cuisiner avec eux le repas, promener le chien en rentrant du travail, etc.
3 pas pour me lancer
- Je parle de mes besoins à mes proches.
- J'accepte de prendre des temps pour moi, sans culpabiliser.
- Je vis chaque instant en pleine conscience pour apprécier.
Conseil 4 - Ajuster son organisation et positiver
En période de conseil de classe, bulletin, réunion parents-profs, achat de Noël, je sais que la charge sera plus conséquente.
J’anticipe tout ce qui peut l’être ! Je demande de l’aide pour tout ce qui peut être réalisé par un tiers. Je prends du temps pour moi et surtout, je ne considère pas ces obligations comme telles, mais je cherche à en tirer profit.
C’est l’occasion de rencontrer tous mes collègues sur un seul moment et de discuter avec eux ; c’est l’occasion de rencontrer les parents…. Je casse le biais de négativité pour apprécier chaque moment.
3 pas pour me lancer
- Je reviens sur mon organisation si je constate que je n’arrive pas à m’y tenir : il est normal qu’il y ait des grains de sable dans l’engrenage.
- Je fais des bilans réguliers : qu’est-ce qui m’a nourri cette semaine, ce mois-ci ? Afin de les privilégier.
- Je sors de la spirale négative et je vois le positif dans toutes les situations.
Se créer un cadre efficient : penser son organisation de travail
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Dans un monde qui va à 100 à l’heure, surinformés, sur-sollicités, nous sommes obligés plus que jamais de réfléchir à notre organisation. Pour répondre à ce défi, nous emprunterons à la Discipline Pos…
Conseil 5 - Être bienveillant avec soi-même
On veut toujours être les super-héros du quotidien, mais il faut accepter que tout n’aille pas aussi bien, aussi vite. Qu’on le souhaiterait, mais c’est ce qui nous rend humain !
Je pratique “l’auto-congratulation” : je me félicite de tout ce que j’ai fait et j’accueille les erreurs pour un moyen encore d’apprendre et de progresser. Je ne me compare pas avec mes collègues, voisins, amis …On fonctionne tous différemment.
Il faut accueillir les évènements avec positivité : lutter est contre productif et énergivore. Chaque petit moment pour moi est maximisé par le fait que je le savoure en pleine conscience.
Comme le prof dans la classe, apprenez à adopter la posture du lâcher-prise et acceptez de ne pas être “sous contrôle” en permanence. Mickaël vous donne ses conseils ici :
5 conseils pour déculpabiliser dans son quotidien de prof
Aline Chudy, professeure de lettres et histoire depuis 33 ans, formatrice académique à l’EAFC et INSPE ( lettres moderne, CPS et tranversale)
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Cette fiche outil vous permettra de repérer les symptômes de fatigue décisionnelle et vous donnera des pistes pour la réduire.