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7 astuces pour alléger et mieux utiliser les évaluations diagnostiques

Qu’on ait choisi de les faire ou qu’elles soient obligatoires, formelles ou informelles (« ni vu ni connu »), les évaluations diagnostiques occupent le paysage de notre rentrée : d’une marnière ou d’une autre, on a besoin de prendre le pouls de la classe. Et en y regardant bien, on pourrait faire de tout ce travail un véritable tremplin pour ajuster nos cours et permettre au maximum d’élèves de rentrer dans les apprentissages par la suite. Dans cet article, des petits conseils d’anciens pour alléger et en tirer le maximum.

On ne va pas se mentir, on n’a jamais entendu dans une salle des profs, quelqu’un s’écrier : « Wahou ! Les évaluations diagnostiques sont obligatoires pour nous cette année ! Génial ! J’avais peur que ça ne soit pas le cas. »… Mais en étant très honnête, est-ce que le suivi des élèves  qu’on fait après des évaluations bien ciblées n’est pas plus précis ? En posant les bonnes questions, on va avoir les bonnes réponses, celles qui permettent de manœuvrer la classe plus facilement, de mieux combiner les rythmes et les difficultés et de moins les subir. 

Et quand on a un peu plus de bouteille, on gère notre énergie et nos ressources sur la durée comme un marathon (en tous cas on essaie ! ) et on met en place des petites astuces pour s’alléger les corrections ou le temps de traitement de ces évaluations de début d’année.

Voici 7 astuces pour se rendre les évaluations diagnostiques plus gérables et utiles :

 

Astuce n°1 :  Même en maths et français, on n’a pas besoin de tout évaluer

On cible souvent les évaluations sur les maths et le français pour déterminer le « niveau » réel de chaque élève. Quel que soit le bagage de chacun en arrivant, on a déjà programmé de travailler telle ou telle compétence, on peut alléger pour nos élèves et nous (corrections) le nombre d’exercices en élimant ceux qu’on verra de toutes façons dans quelques semaines . On peut aussi éliminer l’évaluation à froid de tout ce qui a été vu il y a plusieurs mois ou années (oui, le programme de CM2 et de 4ème en histoire se ressemblent étrangement !), sans réactiver tout ça, et à part les passionnés, plus aucun élève ne s’en souvient en début d’année. Autant se mettre au travail et ne pas perdre de temps à corriger des copies presque blanches qui démoraliseraient tout le monde !

 

Astuce n°2 :  Et si on évaluait (surtout) les compétences qui permettent d’apprendre efficacement ?

Les souvenirs actuels des élèves sur certains concepts ou connaissances ne sont qu’une photo éphémère et vont vite bouger, en revanche, leur autonomie, leur capacité à s’organiser, à vérifier leur travail ou à prendre des notes efficaces pour apprendre plus vite sont à l’origine de leur « niveau » actuel. Et ces compétences transversales ne bougent que peu toutes seules. La plupart du temps, en sciences ou en géographie, ce n’est pas la matière qui pose problème aux élèves mais bien la méthodologie. Donc savoir à quel point nos élèves savent utiliser les documents spécifiques à chaque matière (schéma, carte, graphique, vocabulaire spécifique…) va réellement nous aider à les aider, en programmant les premiers cours axés sur la méthodologie propre à chaque discipline.

 

Astuce n°3 : C’est quoi son petit nom déjà ?

Attention au métalangage (comment ça s’appelle), se méfier des consignes qui utilisent du jargon : un élève peut connaître la notion mais ne plus se rappeler de comment ça s'appelle. Si dans un exercice on s'assure de donner une paraphrase pour expliciter la notion, on peut vérifier ce que les élèves savent vraiment : il n’est peut-être pas nécessaire de repartir de zéro, c'est juste le nom qui avait été oublié.

 

Astuce n°4 : Un QCM c’est plus rapide à corriger !

L’important est d’avoir un aperçu d’où en sont les élèves… et de retourner leur faire cours le lendemain ! Donc en pensant à la forme qui nous permet de corriger plus vite pour savoir ce qui leur reste, on peut gagner pas mal de temps en correction. Les QCM, les éléments à surligner dans un texte, les intrus à retrouver dans une liste, peuvent permettre de repérer rapidement les raisonnements et connaissances des élèves, tout en réduisant le temps d’évaluation, de correction et en faisant moins peur aux élèves aussi ! Sans compter que certaines présentations peuvent permettre à des enfants qui ont des besoins spécifiques de ne pas être pénalisés par la forme de l’évaluation et de mieux exprimer ce qu’ils savent. 

 

Astuce n°5 : Eduscol et Banque Outils sont nos amis

Les champions des évaluations hyper courtes et ciblées avec des critères précis et dans les programmes, c’est quand même Eduscol et Banque Outils ! En plus ça tombe bien, ce sont des ressources officielles. Dans les manuels, on trouve des exercices et des leçons, mais pour trouver des évaluations qui nous permettent d’avancer dans la classe par rapport aux items des livrets, il y a sur ces sites des ressources insoupçonnées. C’est souvent bien plus rapide et efficace que celles que lon pourrait inventer nous-mêmes ou trouver sur les pourtant excellents sites des collègues qui diffusent tant d’outils. Elles ciblent le niveau de difficulté  adapté par rapport à ce qui est attendu d’un élève de cet âge. 

 

Astuce n°6 :  Attention aux exercices qui embrouillent !

Pour bien se rendre compte de ce qu’un élève est capable de faire, on peut s’assurer de ne pas lui demander de repérer dans le même exercice deux notions qu’il a longtemps confondu (ex : moitié et double, COI et COD,…). En s’assurant de les évaluer dans des exercices différents, on peut réellement voir si c’est juste le nom qui leur reste à accrocher à la notion ou s’il faut retravailler plus précisément le concept.

 

Astuce n°7 : Jouer c’est évaluer !

A travers des activités ludiques et des observations, on va souvent pouvoir encore mieux évaluer les acquis des élèves car ils sont dans l’action, moins stressés et plus motivés. Et en s’organisant pour que les scores traduisent leur niveau d’acquisition, on peut se faire des évaluations diagnostiques que tout le monde redemande !

 

Finalement, une fois qu’on y est, on peut alléger ou rendre le diagnostique plus fin et plus utile pour la suite, si : 

  • on met les exercices à la portée des élèves (on enlève les biais),

  • on allège le temps de correction et report, en y pensant dès la conception,

  • On évalue précisément ce qui les empêche d’apprendre.

Et gardons le moral si on s’aperçoit après coup qu’on était un mode usine à gaz, la prochaine fois on s’allègera la tâche ! Un·e prof averti·e en vaut deux ;o) !

 

Sara

PE et MAT dans le 92

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