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Voici venu le temps, des rires et des chants. Oui sur l’île aux enfants, c’est tous les jours le printemps. Sauf que cette année, on pouvait pas chanter cet hymne, on avait pandémie. Donc quand les examens ont commencé à pointer le bout de leur nez, il a bien fallu se pencher sur la question, et parler aménagement. Alors l’aménagement, c’est quoi ?
Aménager un territoire en géographie, c’est le faire entrer dans le 21ème siècle et l’adapter notamment au développement durable, c’est faire progresser l’Homme vers son avenir. Pour les examens, c’est tout l’inverse.
Aménager les épreuves, c’est :
Une régression au stade oral. Sans aucune sublimation. Vous ne croyez pas Monsieur Z ? Ok vous l’aurez voulu…
Lors de la publication des résultats, sera prise en compte pour chaque candidat la meilleure des deux notes qu’il aura obtenues, entre la note de l’épreuve terminale et la moyenne annuelle obtenue dans le cadre du contrôle continu en philosophie. (Source : education.gouv.fr)
Mais du coup, Enzo qui arrive avec un 13 en contrôle continu ? Oui, il va pouvoir réaliser son fantasme ultime de la copie avec la mention « Le risque c’est ça », « Choisir c’est renoncer » ou encore « Nikomouk Shopenhauer ». La philo en toute détente quoi.
« Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique. » disait Sartre. Amis correcteurs, préparez-vous à faire du base jump. Ça va être sportif.
Lors de la première partie de l’épreuve, consistant en un exposé de 5 minutes, chaque candidat pourra disposer des notes qu’il aura saisies lors de sa préparation de 20 minutes. Pendant la deuxième partie de l’épreuve, consistant en un entretien, le candidat pourra recourir à un support, comme un tableau, pour y illustrer ou expliciter ses propos (pour y poser une équation, y esquisser une carte, etc.). (Source : education.gouv.fr)
Préparons-nous à une déclamation des plus shakespiriennes. Othello ? Mais non pas la pièce ! LE JEU DE SOCIÉTÉ. Car oui, il va bien falloir s’occuper pendant 6 heures de candidats débitant leur texte ou lisant leur Powerpoint, ponctuant chaque fin de phrase par la formule magique poudlardienne : « Mais ça le professeur Rogue n’a pas eu le temps de nous l’apprendre, il a eu la Covid cinq fois. Du coup on a rien fait sur les potions ». Misère.
Le Grand oral allait-il être grand ? Allait-il être oral ? Même chose pour le Chef d’œuvre en bac professionnel. Jamais nous n’aurons été aussi loin de l’aptonyme. Minant.
Avant le début de la préparation de l’épreuve, les examinateurs choisiront parmi les 14 textes (voie générale) ou les 7 textes (voie technologique) deux textes. L’élève pourra choisir lui-même entre ces deux textes celui sur lequel il sera interrogé. (Source : education.gouv.fr)
Il serait ajouté que sur le texte choisi, l'élève pourra choisir une seule phrase sur laquelle il sera interrogé. Par exemple : « Il a deux trous rouges au côté droit », extrait du Dormeur du val.
Voilà. Go ! Pourquoi a-t-il eu ces deux trous ? Problème de lessive pourrait-on penser, en plus ça a déteint. Piqûre d’araignée sinon ? Avec les fenêtres ouvertes la nuit, on est souvent emmerdé. Sinon vous aimez le rouge ? Vous êtes droitier ou gaucher ? Autant de questions qui alimenteront un débat vif et constructif entre l’élève et son examinateur.
Pour les contrôles en cours de formation, tous les candidats concernés doivent passer au moins un contrôle en cours de formation (CCF). Lorsqu’un ou plusieurs CCF ont déjà réalisés, les candidats concernés sont dispensés des autres CCF. (Source : education.gouv.fr)
Il ne peut en rester qu’un seul comme dirait Duncan MacLeod. Alors oui peu importe que le premier CCF ait été fait en début d’année, pas du tout donc représentatif des progrès de l’élève. Peu importe si vous avez essuyé 26 heures de travail, des escarres sacrées et trois divorces pour bâtir les autres, mettez-les à la corbeille dans votre plus grande bienveillance et finissez votre année dignement, avec un grand cru, cul sec.
Pour le baccalauréat professionnel, toutes les épreuves ponctuelles ont lieu. Toutefois, afin de tenir compte des circonstances particulières de cette année scolaire, les deux meilleures notes obtenues à ces quatre épreuves ponctuelles écrites suivantes : français ; histoire-géographie et enseignement moral et civique ; prévention- santé - environnement et économie-droit ou économie-gestion sont retenues pour la délivrance du diplôme. (Source : quandjepasselebac.education.fr)
Les deux notes les plus élevées sont affectées du coefficient de l’épreuve correspondante. Pour les deux autres épreuves, la note résultant de la moyenne pondérée des deux notes les plus élevées est retenue. Elle est affectée du coefficient de chacune de ces deux épreuves.
Un exemple : un candidat obtient les notes suivantes au baccalauréat professionnel pour ces quatre sous-épreuves :
- Français coef. 2,5 note initiale : 14
- Histoire-géographie et enseignement moral et civique coef. 2,5 note initiale : 8
- Prévention santé environnement coef. 1 note initiale : 12
- Économie droit et économie-gestion coef. 1 note initiale : 11
Meilleures notes avec leurs coefficients respectifs : 14 (coef. 2,5) et 12 (coef. 1)
Moyenne pondérée de ces notes : (14x2,5 + 12x1) / (2,5 + 1) = 13,43
La mesure s’applique ainsi : les notes d’histoire-géographie et enseignement moral et civique et d’économie droit et économie-gestion sont remplacées par la moyenne pondérée de 13,43 pour le calcul de la moyenne générale. Ainsi seront retenues pour le calcul de la moyenne générale :
- Français coef. 2,5 note utilisée : 14
- Histoire-géographie et enseignement moral et civique coef. 2,5 note reportée : 13,43
- Prévention santé environnement coef. 1 note utilisée : 12
- Économie droit et économie-gestion coef. 1 note reportée : 13,43
Qui n’a pas suivi ? Alors peu importe que la PSE et l’éco-gestion ne soient plus reliées à l’enseignement général depuis des années, on peut bien mélanger des épinards avec du sucre glace, qu’est-ce que ça peut faire ? Quant au calcul des notes, les plus grands mathématiciens sont déjà sur le dossier, mais beaucoup sont déjà sous anxiolytiques. Comme nous d’ailleurs.
Quant aux profs d’Éco-Gé qui demandent aux élèves de réviser les trois années de formation pour l’épreuve... On les aurait croisés errant dans les couloirs. Solitaires. Abandonnés.
Si vous aussi, vous voulez amener votre pierre à cet édifice grandiloquent, n’hésitez pas. Chaque commentaire - bienveillant - sera accepté.
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