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Diviser par 2 son temps de correction

Marie-Camille Coudert
18 mars
3 mn
:

70 profs ont trouvé ce contenu utile

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Commentaires

  • olivier.vaslet — 10 mars 2021 19:11 (modifié)

    Bonjour, j'avoue que je suis assez stupéfait par cette fiche outils qu'il est proposé d'utiliser tel quel ! Etre disruptif, d'accord, c'est bien. Mais il s'agit quand même d'appréhender, d'anticiper les réactions de la norme ; en l'occurrence, "ce prof fait qu'à moitié son boulot, j'appelle la direction de l'établissement" ! Autrement dit, il est dommage qu'aucun conseil ou recommandation sur la façon de présenter "l'expérience" aux élèves et accessoirement à leur parent. Par ailleurs, corriger moins, n'est-ce pas contredire les apports des sciences cognitives autour des notions de feed-back ou de mémorisation expansée ? J'attends le prochain article avec impatience, considérant que nous sommes dans un processus d'évolution des pratiques d'évaluation...

  • Marie-Camille — 11 mars 2021 18:32

    Bonjour Olivier, merci de ton commentaire constructif ! Il est vrai que j’adopte un positionnement qui est peu courant dans l’Education Nationale : j’estime que les enseignants sont des professionnels compétents. Et oui, ça choque car on a l’habitude d’être traité comme des enfants qui, par exemple, ne savent pas présenter une expérience à leur classe, on a plus l’habitude des textes qui présentent les « bonnes pratiques pédagogiques ». J’ai accompagné plus de 100 enseignants dans cette expérience, mon bilan : tous ont su présenter l’expérience de façon pertinente à leurs élèves. Sans qu’on leur fournisse une « bonne façon de faire » (certaines ont choisi par exemple de ne pas la présenter pour voir si les élèves s’en rendraient compte, d’autres ont joué la carte de la transparence) tous ont réussi à corriger l’intégralité de leurs copies. La vérité, c’est que, la fin du chronomètre approchant, on corrige plus rapidement la fin du paquet. Aucun n’a eu de retour de la direction ou des parents. Oui, c’est étonnant mais c’est ce que je disais dans les mails précédent, la « pression de correction », on se la met principalement nous-même. Par exemple à cause des peurs que tu cites. Pour les apports en sciences cognitives, tu as bien raison, nous sommes dans un processus. Et la prochaine étape, c’est justement « comment donner un feedback efficace » :) Bref, merci de ton éclairage sur ce kit, n’hésite pas à revenir nous dire comment tu as présenté l’expérience à tes élèves et les réactions qui s’en sont suivies.

  • Anne — 8 novembre 2021 18:47

    Bonjour à tous, Je viens de lire cette fiche outil avec étonnement : il ne m'était pas venu à l'idée de mettre un chronomètre. Personnellement, j'ai trouvé d'autres moyens pour moins corriger : j'évalue des travaux réalisés en binôme ou en groupe. Les rédactions de mes élèves sont beaucoup plus riches et mieux rédigées lorsqu'ils ont fait ce travail à deux. En dictée, chaque élève écrit d'abord sa propre version du texte, puis corrige un maximum d'erreurs avec son cahier, le dictionnaire, un manuel de conjugaison... Ensuite, je leur demande de travailler à trois ou quatre (en faisant des groupes homogènes) et de mettre en commun leurs versions. Chaque groupe me rend une copie, et hop ! trois à quatre fois moins de copies à corriger. Je tiens à préciser que ces façons de faire ont été validées, et même recommandées par un inspecteur de Lettres... pour notre plus grand bonheur !

  • nathalie — 19 mars

    Je m'étonne de voir que dans les conseils donnés il puisse y avoir : - rendre certaines copies non corrigées - mettre des notes arbitraires Je suis en lycée et avec la réformes du bac ce sont NOS notes qui sont ensuite répercutées pour le bac et pour Parcoursup. Il est donc important que nos notes soient représentatives et équitables... Les élèves y accordent bcp d'importance. Les parents sont par ailleurs devenus plus que vigilants sur ce point.

  • flofafranck — 19 mars (modifié)

    Moi quoi que je fasse de tt façon je serai critiquée! Mais il est vrai qu'on nous considère jamais comme Adultes Professionnels.... C'est malheureux mais élèves et parents sont des Consommateurs. Pour eux seul le résultat chiffré compte, pour eux le travail de l'enseignant est de corriger et de noter!

  • ant.tassin — 19 mars

    Bonjour, Serait-il possible d'avoir les références de l'expérience en sciences de l'éducation montrant une progression indifférente avec ou sans correction de la copie s'il vous plaît ?

  • Sakeena — 20 mars (modifié)

    Bonjour, C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu cet article. Je viens de terminer une série de corrections qui m'a pris un temps fou. Dans l'ensemble il y a quelques points communs à degrée divers qui reviendront pour la rétroaction. Pour moi, il est intéressant de constater la progression de mes élèves pour la rémédiation, donc cet étude vient rejoindre mon constat : quelques copies corrigées suffisent. Cependant pour les élèves la rétroaction individuelle me semble important.

  • Laurent — 21 mars

    Bonjour ! Le temps et l'énergie dédiés aux corrections est souvent bien plus grand que les bénéfices que les élèves retirent de ces mêmes corrections. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir une sensation d'injustice par rapport aux élèves qui recevront une copie non corrigée. Après tout, ils ont fourni un travail et de manière arbitraire (si leur copie est au-dessus ou en-dessous du tas) ils recevront ou non une correction. Personnellement, avec les années, j'ai diminué la quantité d'exercices cotés, et lorsque les exercices sont cotés, ils sont généralement très ciblés, ce qui fait de plus petites corrections. Je passe plutôt du temps à faire un feedback à l'ensemble de la classe afin qu'ils profitent des erreurs et des réussites de tous. Dans tous les cas, les corrections restent un domaine où les représentations sont les plus fortes, en particulier chez les parents. Merci d'avoir donné un coup de pied dans la fourmilière ! P.S. Je serais moi aussi intéressé par les références de l'expérience montrant la progression indifférente avec ou sans correction des copies.

  • Nathalie — 21 mars

    L'idée de Marie Camille par ce "pas de côté" de s'arrêter au chronomètre n'est pas d'établir en système de rendre des copies non corrigées. C'est bien de faire une expérience (une et une seule fois) pour questionner sa pratique, savoir combien de temps on veut y passer et comment on peut faire pour cibler la correction, donner des feed back efficients. Nous rappelons ici que cet article fait partie d'un kit, à savoir une séquence de 7 mails pour intégrer pas à pas ces propositions et réflexions qui comme vous le dites toutes et tous viennent nous déranger et déranger les représentations que nous avons du métier. Pour vous inscrire au kit complet c'est par ici https://etreprof.fr/boite-a-outils/evaluation

  • Nathalie — 21 mars

    Et pour ceux et celles qui voudraient se plonger dans la littérature autour de ce sujet voici quelques références : Dylan Wiliam & Daisy Christodoulou « What does it look like in the classroom ? » chapitre 1 Wiliam, D. (2011) Embedded Formative Assessment, Solution Tree Press Christodoulou, D. (2017) Making good progress ? Soderstrom, N. and Bjork, R. (2015) Learning versus performance

  • Mélanie — 19 septembre

    Il manque au moins 2 établissements dans la liste de Pontoise, dont le mien... pourtant il s'agit de collèges publics.

  • Thomas — 21 septembre

    Bonjour Mélanie, je pense que vous voulez parler des établissements au moment de la création d'un compte sur ÊtrePROF. Merci de nous envoyer un mail à contact@etreprof.fr pour nous préciser les établissements que vous n'avez pas trouvé.

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